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Posté le 31/01/2013

DES PSYCHOLOGIES.

 

La perception occidentale du monde, plus encore que la situation planétaire, a beaucoup changé en peu de temps. Or, notre psychologie clinique semble rester « comme avant ». 

Comment voyons-nous, le changement de notre monde, notre image du monde, les modifications de notre action…  …et celles de notre pensée, et l’inter-culturalité.

Quelques thèmes, à discuter :

Le changement de notre monde. La plupart des Occidentaux du siècle dernier s’est imaginée être née dans la civilisation dominante voire unique. Jusqu’à la première crise pétrolière, la majorité s’est sentie dans un monde en sécurité écologique. On a cru que nos « démocraties » assuraient la régulation de l’économie, de plein emploi ou presque, en fonction du bien public et en vue du développement… Or de nos jours (2012), l’influence chinoise, indienne,... rattrape voire dépasse celle de l’Occident. Ce n’est plus un secret, les    deséquilibres écologiques, économiques, politiques, sociaux ...  perturbent la Terre et nos organisations. L’économie détermine la politique : l’écart croît entre une masse de plus en plus nombreuse de pauvres de plus en plus démunis et un groupe de plus en plus restreint de riches de plus en plus riches. Il n’y a et aura plus de plein emploi. Le développement à venir, ne peut se faire qu’au détriment de l’équilibre écologique, social, politique... Le paradoxe de la mondialisation et de l’individualisation s’aggrave et éclate au grand jour.

Notre image du monde. De l’estime de soi en passant par l’appartenance familiale jusqu’à la conscience de notre citoyenneté nationale, continentale et humaine, notre image se modifie. Il y a dans ces métamorphoses bien des éléments qui sont ou paraissent avantageux, mais il reste incertain que nous soyons capables de nous en former une représentation cohérente : le présent nous envahit avec un tel déluge d’informations que nous n’arrivons guère à assimiler le passé ni à bien anticiper l’avenir. 

Les modifications de notre action. La psychologie clinique passée et actuelle s’adresse principalement à l’individu occidental scolarisé. Or nous savons que les plus grandes difficultés économiques, sociales… et psychologiques frappent les autres. De plus, la confusion épistémologique (dont nous psychologues sommes en partie responsables) fait que les consultants moins scolarisés se sentent encore stigmatisés comme malades. 

Nous pourrions tenter l’intervention de réseau, et d’abord assurer les conditions collectives préalables à l’équilibre psychique. Tant que nous ne parvenons pas à modifier l’état des déterminants majeurs de l’état mental des consultants (sujet individuel et son réseau), notre efficacité restera mineure ou nulle.

La modification de notre pensée.  Quand la psychologie actuelle a été fondée, son but n’était pas clairement défini, ni les critères de son efficacité établis. Son articulation aux autres disciplines n’était pas non plus construite. Or, notre « spécialisation » ne suffit plus. Sans la pluridisciplinarité (la prise en compte en psychologie de la médecine, la sociologie, l’anthropologie…), la psychologie ne peut avoir qu’un champ d’action limité. Toutes ces ouvertures sont désormais visiblement nécessaires. 

L’interculturel réciproque. L’ouverture à ce qui correspond à notre psychologie dans d’autres civilisations, et partant à toutes les approches différentes de la nôtre, me paraîtrait raisonnable, ne serait-ce qu’à cause de la fin de l’illusoire domination occidentale et celle de notre « spécialité ». 

AK/PDM