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L'amour?

Posté le 08/08/2013

L’amour — libre ? pure ?

 

 

Désormais, et non seulement en Occident, nous observons au moins deux sortes de problèmes par rapport à ce qu’on appelle l’amour : la première concerne le contenu de ce terme ; la seconde de l’espace que l’amour occupe.

 

Qu’appelle-t-on amour ? Beaucoup d’entre nous démystifions Dieu, la patrie, le travail…, tandis que l’amour garde souvent son aura, soit-elle paradoxale, non interrogée. Certes, l’usage donne à ce terme plusieurs sens : l’amour maternel et celui du cinéma ne sont pas de même nature. Envisageons d’abord l’amour lié au désir sexuel.

—Une relation libre ? Entre deux guerres, la lutte pour la liberté —conçue comme indépendance par rapport à sa famille, à la société— n’a pas encore abouti. Depuis 1968, de cette contrainte il ne reste pas grand-chose dans les villes de l’Occident riche. Mais est-ce pour autant la liberté ? Si la contrainte auparavant est allée plutôt dans le sens de « l’honneur » (et d’une certaine retenue), elle irait actuellement dans celui de la « réussite » qui par des conquêtes nombreuses confirmerait l’identité et l’estime de soi de sujets de plus en plus longtemps jeunes. Nous retrouvons là l’individualisme narcissique devenu obligation qui appelle amour son désir réputé satisfait.

—Une relation satisfaisante ? Cette sorte d’amour ne comporte le cas échéant pas l’intérêt pour la satisfaction du ou de la partenaire : le pourcentage des femmes battues diminue lentement… Peut-on nommer amour cette sorte de relation violente ? Si l’amour est la reconnaissance de son objet comme bon, elle ne comporte pas nécessairement que le sujet de la relation tienne à être reconnu à son tour comme tel.

 

Quelle est la place de l’amour ? Les lapidations, les viols, les maltraitances conjugales, ailleurs et ici, mais aussi la production littéraire, cinématographique, musicale assurent une large part de l’attention à l’amour. Aux dépens peut-être de thèmes d’intérêt plus général, qui engloberaient, pondéreraient celui de l’amour.

La place attribuée à l’amour marque, certes qu’elle est consentie. S’il est vrai que la confiance n’est pas une qualité politique, il est permis de se demander si l’intérêt centré sur la passion amoureuse n’est pas un divertissement, peut-être sans arrière-pensée, peut-être non. L’examen de psychologie politique m’en semble moins développé qu’en psychologie clinique. Avis. 

Adam Kiss 2013

 

L’amour — libre ? pure ?

 

 

Désormais, et non seulement en Occident, nous observons au moins deux sortes de problèmes par rapport à ce qu’on appelle l’amour : la première concerne le contenu de ce terme ; la seconde de l’espace que l’amour occupe.

 

Qu’appelle-t-on amour ? Beaucoup d’entre nous démystifions Dieu, la patrie, le travail…, tandis que l’amour garde souvent son aura, soit-elle paradoxale, non interrogée. Certes, l’usage donne à ce terme plusieurs sens : l’amour maternel et celui du cinéma ne sont pas de même nature. Envisageons d’abord l’amour lié au désir sexuel.

—Une relation libre ? Entre deux guerres, la lutte pour la liberté —conçue comme indépendance par rapport à sa famille, à la société— n’a pas encore abouti. Depuis 1968, de cette contrainte il ne reste pas grand-chose dans les villes de l’Occident riche. Mais est-ce pour autant la liberté ? Si la contrainte auparavant est allée plutôt dans le sens de « l’honneur » (et d’une certaine retenue), elle irait actuellement dans celui de la « réussite » qui par des conquêtes nombreuses confirmerait l’identité et l’estime de soi de sujets de plus en plus longtemps jeunes. Nous retrouvons là l’individualisme narcissique devenu obligation qui appelle amour son désir réputé satisfait.

—Une relation satisfaisante ? Cette sorte d’amour ne comporte le cas échéant pas l’intérêt pour la satisfaction du ou de la partenaire : le pourcentage des femmes battues diminue lentement… Peut-on nommer amour cette sorte de relation violente ? Si l’amour est la reconnaissance de son objet comme bon, elle ne comporte pas nécessairement que le sujet de la relation tienne à être reconnu à son tour comme tel.

 

Quelle est la place de l’amour ? Les lapidations, les viols, les maltraitances conjugales, ailleurs et ici, mais aussi la production littéraire, cinématographique, musicale assurent une large part de l’attention à l’amour. Aux dépens peut-être de thèmes d’intérêt plus général, qui engloberaient, pondéreraient celui de l’amour.

La place attribuée à l’amour marque, certes qu’elle est consentie. S’il est vrai que la confiance n’est pas une qualité politique, il est permis de se demander si l’intérêt centré sur la passion amoureuse n’est pas un divertissement, peut-être sans arrière-pensée, peut-être non. L’examen de psychologie politique m’en semble moins développé qu’en psychologie clinique. Avis. 

Adam Kiss 2013