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Nouveau titre de billet

Posté le 15/01/2014

VIEILLESSE

 

Les vieux sont fuis ou bannis. Leur héritage se déprécie.

Nos aînés nous laissent des idéaux irréalisés — initiative pour psychologues ?

 

 

Courage, fuyons ! De tout l’Occident au dernier petit moi individualiste, nous contribuons à la déflation des valeurs de notre passé, sans compter celles des autres. 

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les personnes âgées restaient encore relativement rares. Bien que leur crédit auparavant traditionnel ait quelque peu diminué, ne serait-ce que tacitement, elles servaient encore de référence, même ambivalente. 

Puis, elles devenaient de plus en plus nombreuses, et leur héritage, cognitif et matériel, continue de se dévaluer : leur savoir et leurs biens deviennent de jour en jour moins appréciés. Et, pour finir leurs jours, riches et moins riches, elles sont de plus en plus confiées à des foyers spécialiés. 

 

La faillite ? Les valeurs cognitives de l’ère précédente se sont effondrées sous les coups de l’explosion des connaissances techniques et des sciences exactes — entraînant le discrédit sur le passé, moins « rentable ». Les valeurs économiques continuent de se concentrer entre les mains de moins en moins de personnes d’une part ; et le vieillissement de la population prive de pertinence l’héritage des successeurs, ainsi relativement et dans l’absolu pécunier diminué.

 

Deux façons d’agir. Une manière de traiter cette problématique serait de remettre par décision politique le marché économique au service de la majorité. Issue inaccessible à court terme. Une autre serait de faire immédiatement ce qui est à notre portée et de nous organiser progressivement, par alternatives solidaires. Certaines initiatives ne manquent pas de s’orienter dans cette direction.

 

Un champ nouveau ? Les générations précédentes ont souvent à transmettre des idéaux qu’elles n’ont pas réalisées. La psychologie de son côté a surtout fonctionné selon le modèle médical : en thérapeutique, curatif pour la classe moyenne, non en préventif pour tous, et notamment les défavorisés, encore moins en initiative. (C’est d’ailleurs cette attitude qui explique la prolongation d’une espérance de vie, sans que soit parallèlement élaboré un projet d’échange entre aînés et cadets.)

En plus des thérapies nous avons donc l’ambition de promouvoir en Occident puis dans des pays moins nantis une psychologie contextuelle, proposant des initiatives solidaires novatrices.

AK

 

 

 

 

 

 

 

HISTOIRE ET PSYCHOLOGIE

 

La psychologie clinique a un passé (à analyser avec lucidité critique), et l’avenir que nous lui ferons dans les sociétés et avec les personnes (bénéficiaires ?).

 

 

Le projet, retourné. La psychologie clinique occidentale (je n’en connais guère d’autres, bien que je sache que la nôtre n’est pas universelle) a eu, je crois, un projet scientifique, fût-il en partie non élucidé, et un objectif thérapeutique, fût-il peu formalisé en termes généraux. 

C’était du temps où notre idéologie prétendait que le bien commun (démocratique) dominait le bien particulier (de l’économie libérale). Ce n’était que l’idéologie, mais elle était assez généralement partagée. 

Du fait que pendant longtemps la majorité des psychologues a refusé l’évaluation, une partie de l’ambition, plus ou moins implicite, restait inaccessible. 

Puis le vent a tourné. La plupart des psychologues s’est mis du côté « solutioniste » (cf. Michael Sales, TLS N° 5747, p.2) comme si un résultat clinique limité, clivé de ses contextes, fournissait une réponse exhaustive aux problèmes soulevés. Désormais, avec une franchise arrogante, le néo-libéralisme économique domine la « post-démocratie » (ibid.), et dans le règne du rentable immédiat individuel, quel espace trouverait-on pour interroger le plus de déterminants possible de la psychologie ?

 

L’histoire de la psychologie occidentale. Le passé de notre psychologie ressemble peut-être à celui de l’Occident en général : privilégiant les privilégiés blancs, et affamant, matériellement et culturellement, les autres. Mais qui s’en souviendrait ? Par-ci par-là émerge une épave de l’Occident barbare. Et la masse d’informations actuelles est telle que la mémoire du passé n’est bientôt stockée que dans des ordinateurs. Peut-être reconnaîtrons-nous le potentiel d’épanouissement de ce passé, en commençant par nous et les nôtres. (Nous n’étions pas tendres entre nous non plus.)

 

Une psychologie occidentale pour l’avenir ? Si, à contre-courant nous tentons d’esquisser une image de l’avenir de notre discipline, elle paraît, je le répète, 

—dans l’insertion inter-disciplinaire chez nous, 

—dans l’approche inter-culturelle ailleurs, autant en demande qu’en offre de formation et d’intervention.

 

Il n’est pas exclu que, malgré la peine que certains d’entre nous ont à trouver de quoi vivre et comment vivre par la pratique de notre métier, il y ait des collègues qui cherchent pour quoi vivre et le trouvent dans des projets tels que le nôtre.

Quoi qu’il en soit, nous pouvons vivre nos vies, modeste part de ce qui vient, selon l’éthique que nous proposons ; nous tentons de le faire avec tous ceux qui y aspirent.

 

AK

 

 

Une psychologie — globalisée ?

 

Alors que l’Occident ne domine plus, une psychologie globale rendrait compte de son intersubjectivité, de son interdisciplinarité et de son interculturalité.

 

 

Nous n’intégrons pas sans peine à l’image de notre milieu le fait que nous avons changé de siècle. Nous vivons sans doute la fin d’un monde et le début d’un autre. 

Apercevons-nous que notre discipline, la psychologie notamment clinique, comme notre monde, a beaucoup perdu de ses frontières même récemment dessinées ? 

 

Intersubjectivité. La psychologie apparaît maintenant plus ce qu’elle a toujours été : intersubjective — ce que j’en perçois ne peut faire abstraction des réseaux, des institutions, de la politique …, en un mot, des contextes d’une psychologie. 

Il en résulte que toute psychologie devrait expliciter ses normes et ses critères — par exemple d’équilibre mental et social — et reconnaître le fait qu’elle reste une image, d’autres sont là, peut-être aussi légitimes que la sienne.

Nous devons enfin reconnaître que d’autres psychologies existent, souvent très élaborées, plus anciennes que la nôtre. L’articulation entre ces psychologies et la (ou plutôt les) nôtre(s) reste(nt) en grande partie à établir. 

 

Interdisciplinarité. La psychologie occidentale est devenue plus visiblement (et parfois de façon plus problématique) ouverte à l’interdisciplinarité : la biologie, la médecine, la pharmacologie, mais aussi la sociologie et l’anthropologie… en contestent l’étendue et la légitimité.

Cette carence résulte, je crois, de l’orientation du régime néo-libéral : l’intérêt de la rentabilité économique des plus riches prime ouvertement celui du bien commun. L’inscription de la psychologie en transdisciplinarité ne peut être que le fait de praticiens-chercheurs qui l’ajoutent à leur programme en attendant que le bien commun l’emporte sur des intérêts privés, très minoritaires.

 

Interculturalité. Généralisée, l’interculturalité serait d’un apport bénéfique incalculable. 

Elle est pour nous Occidentaux d’autant plus indiquée en ce moment qu’elle commencerait notre entraînement à la communication, alors que nous venons de cesser d’être les plus riches, dominant d’autres continents. A moins que notre attachement à notre image maintenant effacée, nous conduise à refuser la chance qui nous reste de nous solidariser avec les autres, qu’ils tiennent à renforcer leur victimité (nous en connaissons), ou qu’ils apprennent eux aussi à vivre sans s’imposer.

 

AK 2013

 

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L'amour?

Posté le 08/08/2013

L’amour — libre ? pure ?

 

 

Désormais, et non seulement en Occident, nous observons au moins deux sortes de problèmes par rapport à ce qu’on appelle l’amour : la première concerne le contenu de ce terme ; la seconde de l’espace que l’amour occupe.

 

Qu’appelle-t-on amour ? Beaucoup d’entre nous démystifions Dieu, la patrie, le travail…, tandis que l’amour garde souvent son aura, soit-elle paradoxale, non interrogée. Certes, l’usage donne à ce terme plusieurs sens : l’amour maternel et celui du cinéma ne sont pas de même nature. Envisageons d’abord l’amour lié au désir sexuel.

—Une relation libre ? Entre deux guerres, la lutte pour la liberté —conçue comme indépendance par rapport à sa famille, à la société— n’a pas encore abouti. Depuis 1968, de cette contrainte il ne reste pas grand-chose dans les villes de l’Occident riche. Mais est-ce pour autant la liberté ? Si la contrainte auparavant est allée plutôt dans le sens de « l’honneur » (et d’une certaine retenue), elle irait actuellement dans celui de la « réussite » qui par des conquêtes nombreuses confirmerait l’identité et l’estime de soi de sujets de plus en plus longtemps jeunes. Nous retrouvons là l’individualisme narcissique devenu obligation qui appelle amour son désir réputé satisfait.

—Une relation satisfaisante ? Cette sorte d’amour ne comporte le cas échéant pas l’intérêt pour la satisfaction du ou de la partenaire : le pourcentage des femmes battues diminue lentement… Peut-on nommer amour cette sorte de relation violente ? Si l’amour est la reconnaissance de son objet comme bon, elle ne comporte pas nécessairement que le sujet de la relation tienne à être reconnu à son tour comme tel.

 

Quelle est la place de l’amour ? Les lapidations, les viols, les maltraitances conjugales, ailleurs et ici, mais aussi la production littéraire, cinématographique, musicale assurent une large part de l’attention à l’amour. Aux dépens peut-être de thèmes d’intérêt plus général, qui engloberaient, pondéreraient celui de l’amour.

La place attribuée à l’amour marque, certes qu’elle est consentie. S’il est vrai que la confiance n’est pas une qualité politique, il est permis de se demander si l’intérêt centré sur la passion amoureuse n’est pas un divertissement, peut-être sans arrière-pensée, peut-être non. L’examen de psychologie politique m’en semble moins développé qu’en psychologie clinique. Avis. 

Adam Kiss 2013

 

L’amour — libre ? pure ?

 

 

Désormais, et non seulement en Occident, nous observons au moins deux sortes de problèmes par rapport à ce qu’on appelle l’amour : la première concerne le contenu de ce terme ; la seconde de l’espace que l’amour occupe.

 

Qu’appelle-t-on amour ? Beaucoup d’entre nous démystifions Dieu, la patrie, le travail…, tandis que l’amour garde souvent son aura, soit-elle paradoxale, non interrogée. Certes, l’usage donne à ce terme plusieurs sens : l’amour maternel et celui du cinéma ne sont pas de même nature. Envisageons d’abord l’amour lié au désir sexuel.

—Une relation libre ? Entre deux guerres, la lutte pour la liberté —conçue comme indépendance par rapport à sa famille, à la société— n’a pas encore abouti. Depuis 1968, de cette contrainte il ne reste pas grand-chose dans les villes de l’Occident riche. Mais est-ce pour autant la liberté ? Si la contrainte auparavant est allée plutôt dans le sens de « l’honneur » (et d’une certaine retenue), elle irait actuellement dans celui de la « réussite » qui par des conquêtes nombreuses confirmerait l’identité et l’estime de soi de sujets de plus en plus longtemps jeunes. Nous retrouvons là l’individualisme narcissique devenu obligation qui appelle amour son désir réputé satisfait.

—Une relation satisfaisante ? Cette sorte d’amour ne comporte le cas échéant pas l’intérêt pour la satisfaction du ou de la partenaire : le pourcentage des femmes battues diminue lentement… Peut-on nommer amour cette sorte de relation violente ? Si l’amour est la reconnaissance de son objet comme bon, elle ne comporte pas nécessairement que le sujet de la relation tienne à être reconnu à son tour comme tel.

 

Quelle est la place de l’amour ? Les lapidations, les viols, les maltraitances conjugales, ailleurs et ici, mais aussi la production littéraire, cinématographique, musicale assurent une large part de l’attention à l’amour. Aux dépens peut-être de thèmes d’intérêt plus général, qui engloberaient, pondéreraient celui de l’amour.

La place attribuée à l’amour marque, certes qu’elle est consentie. S’il est vrai que la confiance n’est pas une qualité politique, il est permis de se demander si l’intérêt centré sur la passion amoureuse n’est pas un divertissement, peut-être sans arrière-pensée, peut-être non. L’examen de psychologie politique m’en semble moins développé qu’en psychologie clinique. Avis. 

Adam Kiss 2013

 

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Hiérarchie des valeurs

Posté le 17/06/2013

4.

LA HIÉRARCHIE DES VALEURS : LE PLUS GÉNÉRALEMENT IMPORTANT D’ABORD

 

La psychologie relève de l’éthique. Notre pratique ne suit-elle pas plutôt la loi du marché ? Référons notre axiologie à l’éthique et non à l’idéologie dominante.

 

 

Psychologie éthique. Si la psychologie entend servir l’équilibre social et personnel, elle relève d’emblée de l’éthique. Celle-ci peut se résumer par deux maximes simples : « primo non nocere (d’abord ne pas nuire) » ; et, la règle d’or : mieux que « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse », plutôt « fais à l’autre ce que tu voudrais qu’il te fasse ».

Serinés, ces principes ? Peut-être le sont-ils parce que rarement mis en pratique. Quand les soldats, même de l’ONU, les appliquent-ils ? Qu’en reste-t-il par exemple dans l’usage commercial de l’industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire ? 

Et la pratique… Ou, plus près de notre pratique : œuvrons-nous à l’intégration sociale des différences, plutôt qu’à la stigmatisation des plus faibles, la justification de leur bannissement, étiquetés par nous « psychotiques » ou « déficitaires » ? Quelle amélioration avons-nous apportée aux catégories médiévales comme « sorcier » ou « hérétique » quand nous diagnostiquons la « schizophrénie » ou « l’hyperactivité » ? 

…contreproductive ? À une époque où, en Occident, les consultations psychologiques volontaires deviendraient, paraît-il, moins nombreuses et les « vocations » de psychologues diminuent en même temps que celles des prêtres, avons-nous suffisamment interrogé l’efficacité de nos interventions, nos liens avec la strate dominante et notre position dans l’évolution de nos sociétés ?

Axiologie. Avant d’examiner nos valeurs, nous pourrions certes nous demander à quelles valeurs nous pouvons nous référer actuellement dans notre société. En théorie, on ne contestera guère l’universalité de l’écologie naturelle. Même si elle tarde à s’imposer. L’écologie sociale reste en revanche un idéal encore plus abstrait pour la grande majorité. En pratique, dans les pays nantis l’écart entre les riches et les pauvres se creuse, et la carence de la plupart des habitants des pays « en développement » s’aggrave. 

La loi — du marché ? Dans la vie d’un individu, d’une société ou d’un continent, l’indifférence et l’adhésion aux conduites des dominants l’emportent. Les valeurs déterminant celles-ci suivent celles de l’économie mondialisée. 

La psychologie occidentale pourrait-elle contribuer à construire un contexte qui permette l’équilibre subjectif et social dans les pays sous-privilégiés et dans nos pays ? En l’état actuel de son audience et de ses moyens, rien n’est moins sûr. 

Si elle pratiquait et partageait avec son public une hiérarchie de valeurs conforme à l’échelle des importances attestées, en Occident et en coopération interculturelle, elle n’aurair pas été infidèle à sa déontologie.

 

AK, 2013


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Culture

Posté le 25/02/2013
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Nouveau titre de billet

Posté le 12/02/2013

Les buts d’un l’objectif

Adam Kiss Président du Conseil Scientifique de Psychologues du Monde

 

Bien mieux que l’invocation de « grands auteurs » (dont la grandeur perçue varie au gré des modes), nous pouvons nous en tenir à un pragmatisme prudent. Nous nous doutons qu’en psychologie autant (et même un peu plus) qu’ailleurs, il n’y a pas de vérité absolue, mais des connaissances « utiles » et des hypothèses falsifiables. 

C’est dire que, si nous voulons servir ceux qui nous consultent et les sciences humaines, il  importe de fixer l’objectif précis,  théorique et pratique, de nos interventions

  • 1° parce que l’objectif défini seul permet de déterminer des critères qui mesurent la réussite et l’échec d’une action, d’en rendre compte à tout intéressé et de l’ouvrir à leur critique ; 
  • 2° parce qu’ainsi peuvent se dessiner les limites de ce que nous avons atteint, donc ce qui en constitue l’avenir de notre point de vue et, peut-être surtout,  du point de vue d’autres, notamment de ceux qui ne partagent pas nos préjugés.

 

A l’intérieur de notre culture, je fais allusion au fait que des notions comme « équilibre psychique » et, à plus forte raison, comme « équilibre social » sont rarement prises en compte par les psychologues eux-mêmes et encore moins souvent discutées avec les autres intéressés.

A l’extérieur, parce que nos renseignements ont encore plus besoin d’information et de critique.

 

Tant en philosophie que dans les « sciences dures », c’est évident ou devrait l’être. Des anathèmes réciproques entre écoles de psychologues rivales et notre ignorance infatuée d’autres cultures rend cette position moins banale. 

Mais en avons-nous les moyens ? Assurément, ce n’est pas la situation courante des psychologues européens. Pourtant, sans cette précaution, nous courons, et faisons courir, des risques inconsidérés. 

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Nouveau titre de billet

Posté le 31/01/2013

DES PSYCHOLOGIES.

 

La perception occidentale du monde, plus encore que la situation planétaire, a beaucoup changé en peu de temps. Or, notre psychologie clinique semble rester « comme avant ». 

Comment voyons-nous, le changement de notre monde, notre image du monde, les modifications de notre action…  …et celles de notre pensée, et l’inter-culturalité.

Quelques thèmes, à discuter :

Le changement de notre monde. La plupart des Occidentaux du siècle dernier s’est imaginée être née dans la civilisation dominante voire unique. Jusqu’à la première crise pétrolière, la majorité s’est sentie dans un monde en sécurité écologique. On a cru que nos « démocraties » assuraient la régulation de l’économie, de plein emploi ou presque, en fonction du bien public et en vue du développement… Or de nos jours (2012), l’influence chinoise, indienne,... rattrape voire dépasse celle de l’Occident. Ce n’est plus un secret, les    deséquilibres écologiques, économiques, politiques, sociaux ...  perturbent la Terre et nos organisations. L’économie détermine la politique : l’écart croît entre une masse de plus en plus nombreuse de pauvres de plus en plus démunis et un groupe de plus en plus restreint de riches de plus en plus riches. Il n’y a et aura plus de plein emploi. Le développement à venir, ne peut se faire qu’au détriment de l’équilibre écologique, social, politique... Le paradoxe de la mondialisation et de l’individualisation s’aggrave et éclate au grand jour.

Notre image du monde. De l’estime de soi en passant par l’appartenance familiale jusqu’à la conscience de notre citoyenneté nationale, continentale et humaine, notre image se modifie. Il y a dans ces métamorphoses bien des éléments qui sont ou paraissent avantageux, mais il reste incertain que nous soyons capables de nous en former une représentation cohérente : le présent nous envahit avec un tel déluge d’informations que nous n’arrivons guère à assimiler le passé ni à bien anticiper l’avenir. 

Les modifications de notre action. La psychologie clinique passée et actuelle s’adresse principalement à l’individu occidental scolarisé. Or nous savons que les plus grandes difficultés économiques, sociales… et psychologiques frappent les autres. De plus, la confusion épistémologique (dont nous psychologues sommes en partie responsables) fait que les consultants moins scolarisés se sentent encore stigmatisés comme malades. 

Nous pourrions tenter l’intervention de réseau, et d’abord assurer les conditions collectives préalables à l’équilibre psychique. Tant que nous ne parvenons pas à modifier l’état des déterminants majeurs de l’état mental des consultants (sujet individuel et son réseau), notre efficacité restera mineure ou nulle.

La modification de notre pensée.  Quand la psychologie actuelle a été fondée, son but n’était pas clairement défini, ni les critères de son efficacité établis. Son articulation aux autres disciplines n’était pas non plus construite. Or, notre « spécialisation » ne suffit plus. Sans la pluridisciplinarité (la prise en compte en psychologie de la médecine, la sociologie, l’anthropologie…), la psychologie ne peut avoir qu’un champ d’action limité. Toutes ces ouvertures sont désormais visiblement nécessaires. 

L’interculturel réciproque. L’ouverture à ce qui correspond à notre psychologie dans d’autres civilisations, et partant à toutes les approches différentes de la nôtre, me paraîtrait raisonnable, ne serait-ce qu’à cause de la fin de l’illusoire domination occidentale et celle de notre « spécialité ». 

AK/PDM

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