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"L'effet pervers de la sexualisation du petit enfant : ou comment la honte mène à l'asexuation

 

Cet article à portée purement  empirique, dans le sens où les conclusions qui en sont tirées le sont d’observations préalables, s’inscrit en faux de la théorie habituellement propagée portant sur les effets de la sexualisation de l'enfant. Quand bien même la théorie que nous qualifierons de classique se borne à démontrer que la petite fille se construit en culpabilisant de ne pas être doté du même pénis que son père, cet article va s'attacher à montrer la construction du petit garçon en se basant sur sa relation avec sa mère et le corps de cette dernière. Ainsi, celui-ci ne sera pas perçu comme un individu se satisfaisant d'avoir la même composition organique que celle de son père, mais bien au contraire comme un être composé différemment de ce qu'il l'entoure, à commencer donc par sa mère.

 

Prenons donc comme postulat de se placer du point de vue du petit enfant élevé dans sa famille d'origine. Logiquement, il prendra ses parents comme modèle lors de son développement. Mais à contrario de la petite fille et de la métaphore œdipienne communément acceptée, ses observations l'amènent à se comparer à sa mère, cet être si présent qui l'entoure de façon quasi permanente. Il constate donc très vite qu'à l'inverse de celle-ci, il dispose d'un pénis à l'entrejambe. Autrement traduit dans des termes moins médicaux, l'enfant s’aperçoit très jeune qu'il a quelque chose que sa mère n'a pas. Une sorte d'excroissance incompréhensible car absente de son modèle anatomique qu'est sa mère. Corollaire à cette observation, l'enfant se questionne. « Mais qu'est ce que cela ? A quoi cela sert-il ? Pourquoi en suis-je doté contrairement à ma mère ? » A la suite de ces questions un postulat est susceptible de naître dans l'esprit de l'enfant : « je ne suis pas récompensé ou avantagé via ce pénis, à l'inverse, il s'agit d'une punition telle un boulet que l'on traîne à l'entrejambe ».

 

Ainsi le sentiment de culpabilité naît chez l'enfant qui a en quelque sorte été pourvu d'un handicap. Ce sentiment se développe par la suite. L'instrument, à première vue inutile, et surtout greffé ex-nihilo devient un objet de honte dans l'esprit de l'enfant. Il s'agit d'une partie de son anatomie qu'il souhaite  cacher au vue du monde extérieur afin de ne pas être moqué. De cette volonté de cacher son pénis naît une forme de rejet de celui-ci : il mettra tout en place pour l'oublier, jusqu'à en faire totalement abstraction.

 

Arrivé à un âge plus mature, l'enfant continue à se développer parallèlement au phénomène précité.  Quand bien même la petite fille se lance à la recherche frénétique d'un pénis idem à celui de son père pour combler le déficit physique dont elle ce croit affublée, le garçon, lui, suit un raisonnement très différent. Fort logiquement la sexualité est absente de sa réflexion: comme son entrejambe est un objet de honte, il tente de zapper ses instincts sexuels, soient-ils explicites ou implicites. L'esprit influençant le corps, le développement physique de l'enfant est altéré par la volonté subconsciente du sujet de ne pas laisser son pénis prendre des proposions plus grandes qu'il n'a déjà, et ce afin de ne pas accentuer le sentiment de honte qui l'habite. Par voie de conséquences, tant sur le plan psychologique que physique, l'enfant devient peu à peu un sujet presque foncièrement asexué.

 

Aussi volontairement ignorant que physiquement dissident, la sexualité n'apparaît donc pas dans le développement de l'enfant car elle est purement et simplement bannie. Dès lors se pose la question de connaître l’impact des actes sexuels aussi bien virtuels que réels qui l'entourent afin

 

de savoir s'ils sont craints, ignorés ou considérés comme malsains et donc tabous.

 "

                                                                                                                       

Timothé Poulain
Sciences Po
timothe.poulain@etu-iepg.fr
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